7 décembre 2022
Professeure Pokémon, cette Toulousaine arbitre des tournois internationaux de jeux vidéo

Professeure Pokémon, cette Toulousaine arbitre des tournois internationaux de jeux vidéo

Laurina Chouillet fait partie des « Professeurs Pokémon » en charge d’organiser et d’encadrer les joueurs lors des tournois officiel, notamment pour ces Championnats Internationaux Pokémon d’Europe à Francfort. Un rôle complexe qui lui permet de voyager partout dans le monde et d’acquérir de nouvelles compétences.

À la ville, Laurina Chouillet travaille dans une boutique de cartes à jouer et de jeux de société à Toulouse et participe à une ligue locale Pokémon. Ici, dans le Hall 6 du Messe Frankfurt, elle est Professeure Pokémon et s’apprête à être « Head Judge » c’est-à-dire à encadrer une équipe de juges pour les Championnats Internationaux Pokémon d’Europe. Une équipe dédiée au VGC, le championnat de jeu vidéo sur Pokémon Épée et Pokémon Bouclier. « C’est un événement massif pour le jeu vidéo : on a dû dissocier les juniors, senior et masters (plus de 16 ans) en deux groupes » précise-t-elle.

« Pokémon ça a toujours été ma passion depuis petite, que ce soit le jeu vidéo ou les cartes. Je suis entrée en circuit compétitif en tant que joueuse en 2015 et j’ai fait le championnat du monde en 2016 », raconte celle qui s’emballe un peu moins pour les tournois au fil des ans. Mais en 2018, elle découvre le programme pour devenir Professeure Pokémon : « du coup, je me suis intéressée plutôt à l’aspect arbitrage de Pokémon, et une fois que j’ai mis le pied dedans tout s’est enchaîné assez vite ! ».

Si elle ne parle pas spontanément de cette casquette, le sujet Pokémon arrive souvent sur la table : « j’ai souvent une petite peluche sur moi, quelque chose qui rappelle Pokémon, et quand on me demande si je joue je réponds que oui mais surtout que j’arbitre. » Autant dire que les réactions sont toujours globalement les mêmes. De la surprise : « souvent, ça fait sourire parce que très peu de gens s’imaginent qu’il existe des compétitions pour Pokémon, c’est très peu médiatisé. » Puis beaucoup de questions : « comment ça se passe ? Qu’est-ce que vous faites ? Finalement, les gens sont très curieux. »