Après une petite introduction sur ce qu’est ou pas l’intelligence artificielle, passons à un côté plus terre à terre en faisant un petit inventaire approximatif des techniques de l’IA. Il s’agit toujours de vulgarisation et d’une restitution de mon processus de découverte du sujet au fil de l’eau ! Nous évoquerons en partie la question du matériel, notamment pour les réseaux de neurones. Le reste le sera dans la dernière partie de cette série d’articles.

Des hivers au printemps de l’IA

L’histoire moderne de l’intelligence artificielle a démarré comme nous l’avons vu dans la première partie en 1957. S’en est suivi une période de recherche fondamentale importante, notamment au MIT AI Lab, à l’origine notamment du langage LISP (1958) qui servi pendant deux à trois décennies à développer des solutions logicielles d’IA. Ces recherches étaient financées par l’ARPA, l’agence de recherche du Pentagone devenue ensuite la DARPA, l’équivalent de la DGA française, mais évidemment bien mieux financée. La recherche sur l’IA était principalement financée par les deniers publics, notamment aux USA et au Royaume-Uni.

L’IA connu son premier “hiver” avec une réduction d’une bonne part de ces budgets à partir de 1973, tant au Royaume-Uni qu’aux USA. C’était la conséquence de la publication du Rapport Lighthill destiné à l’organisme public britannique Science Research Council – équivalent de l’Agence Nationale de la Recherche française – qui remettait en cause le bien fondé des recherches de l’époque en robotique et en traitement du langage. Cet hiver a duré jusqu’en 1980.

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