Loin des clichés, sur la complexité et l’opacité du cloud, les DSI bénéficiaires de l’externalisation et de l’infogérance de leur système d’information se félicitent de leur choix. Contrairement aux idées reçues, ce modèle s’avère être pour la DSI l’opportunité de se consacrer aux projets pour les métiers comme le montre l’exemple de Serge Ferrari,leader mondial des matériaux composites.

Pour la plupart des entreprises, l’explosion du numérique a accéléré le temps et les contraint à trouver
des solutions pour répondre aux exigences de cette évolution. Au cœur du réacteur, le système d’information
doit répondre à cette obligation d’agilité pour servir au plus vite les projets des métiers.

Reste que la plupart des ETI et PME doivent traiter avec un héritage informatique lourd et le plus souvent hétérogène. Conséquence, ces entreprises doivent souvent gérer de multiples compétences avec chacune
un périmètre étroit. Que ce soit en interne ou dans le cadre d’une externalisation mal négociée. Au manque d’agilité s’ajoutent alors une inflation des coûts et une inertie pesante pour aligner l’entreprise aux changements stratégiques.

Face à ces contraintes, de nombreuses ETI ont choisi d’externaliser tout ou partie de leur système d’information et de déléguer une partie de sa gérance à des opérateurs à l’image du groupe Serge Ferrari. Entreprises emblématiques de l’ETI française Serge Ferrari a un cahier des charges bien fourni  et une exigence
de transformation très contrainte.

 

Serge Ferrari, spécialiste du composite

Serge Ferrari est le leader des matériaux composites flexibles copyright : Serge Ferrari

Pour opérer son système d’information internalisé, Serge Ferrari avait recours à plusieurs prestataires et autant
de contrats de services. Un casse-tête au quotidien
alors que la moindre indisponibilité de son ERP bloque instantanément les usines, à l’identique des applications métiers destinées à piloter les robots de production.
En toile de fond, de fortes contraintes sur l’intégrité
des données et un souci récurrent d’indisponibilité du SI, tous les éléments sont en place pour que les besoins d’évolution et de changement soient en place.

Externaliser pour retrouver la sérénité et de l’opex

C’est à l’occasion d’un nouvel appel d’offres que se déclenchera la transformation. Face aux nombreuses contraintes, le directeur général délégué du groupe Serge Ferrari cherche à optimiser son système d’information pour retrouver un peu de sérénité dans son pilotage et passer du capex vers l’opex décide de restructurer sa DSI en externalisant son informatique.

Le nouveau cahier des charges pour la recherche d’un prestataire est très détaillé sur le suivi des services souhaités par applications et les engagements attendus en précisant leur nature en matière de haute disponibilité, plan de reprise d’activité (PRA), contrat de niveau de service (SLA), sécurisation des données, le catalogue est large. Le catalogue pourrait être exhaustif s’il n’y avait encore deux autres doléances. Le système d’information était géré par un DSI de transition, il fallait donc rajouter une couche de gouvernance via un catalogue de services. De même, il n’est plus question de mettre dans le même périmètre d’externalisation l’Infogérance technique et l’administration de SAP, deux métiers différents, même si le groupe recherche un interlocuteur unique. Serge Ferrari choisit de sous-traiter avec Intrinsec qui s’associe pour l’occasion avec un expert dans l’administration SAP.

La disparition de la complexité

Après six mois de prise en charge, la migration s’effectue en un week end. Au-delà des économies réalisées, le nouveau directeur général dispose désormais d’un vrai outil de pilotage doté de nombreux indicateurs pour son système d’information et bénéficie d’un catalogue de services pour anticiper. Avec de surcroit un guichet unique pour le support utilisateur, la sérénité est retrouvée. Au-delà, Serge Ferrari a atteint son objectif : fournir des services de qualité à ses métiers et assurer un haut niveau de disponibilité sans se soucier des systèmes techniques.

Serge Ferrari est un exemple parmi tant d’autres des bénéfices du cloud. Il démontre surtout que le modèle du cloud est avant tout un modèle business et que l’opacité des architectures, des technologies et de l’organisation sont une vue de l’esprit. Dans le cas de Serge Ferrari, comme d’autres entreprises, l’abstraction de la couche technico-technique via le cloud a surtout été un accélérateur de changement en simplifiant la vie en interne. En se libérant des contraintes de gestion du SI, la DSI a été à même de se focaliser sur les projets métiers et d’offrir de la souplesse et la compétence requise pour négocier les virages stratégiques dans un secteur exigeant.